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La Chambre Ardente

Couverture
Par PJL - 2026

1679. Paris. Louis XIV crée la Chambre Ardente pour résoudre l'affaire des poisons. 
La rumeur enfle dans les ruelles. Des noms circulent, des aveux tombent, des bûchers s’élèvent.
Vous êtes Marie Bosse, marchande de gants. On vous accuse d’avoir vendu des poudres, des secrets… et la mort.
La Chambre Ardente vous attend.
Défendez-vous ou brûlez.


Cette aventure a 3 fins possibles ... Bonne chance !

On vous fait entrer.

La porte se referme derrière vous avec un bruit épais, comme si le bois lui-même voulait vous retenir.
L’air est lourd, les chandelles suintent la suspicion. La fumée monte en volutes grises vers un plafond digne d'une église, tout le monde est petit ici.

On vous désigne un banc. Vous vous asseyez.

Vous n'avez pas le temps de distinguer la foule venue au spectacle. Tout va très vite, votre souffle est court. 
Derrière vous, vous sentez le public : une masse contenue, serrée, impatiente. Des étoffes se froissent par-ici, quelqu’un tousse par-là. 

Devant vous, la table des juges, grande, massive..

Au centre, le Président. Visage immobile.
À sa droite, un homme sec, aux doigts tachés d’encre. Il note déjà.
À gauche, un regard qui ne vous quitte pas. Pas hostile. Curieux.

On déplie des documents.

Vous ne tournez pas la tête, mais vous l’imaginez très bien : dehors, dans la cour, le bois s’empile. Ce n'est pas un tas, c'est une structure savamment pensée pour bruler ni trop rapidement, ni trop lentement. 

Un greffier se lève, ajuste ses lunettes et déroule un parchemin.
Sa voix est nette, administrative.

- Marie Bosse, dite Desmares. Née à Paris. Âgée d’environ quarante ans. Épouse de Claude Bosse. Marchande de gants, exerçant rue Saint-Honoré. Vous avez été arrêtée le vingt-quatrième jour de janvier mil six cent soixante-dix-neuf et inculpée pour commerce de poisons, pratiques superstitieuses et correspondance avec des personnes déjà détenues.

Un murmure parcourt la salle, on chuchote.  


Vous relevez les yeux.

On déroule le premier acte d’accusation.

Le Président parle sans élever la voix :
- Il a été trouvé en votre demeure des poudres suspectes…

Un silence. Tous attendent votre réaction.

Vous comprenez alors la règle implicite : ce procès ne se gagnera pas par l’innocence, il se gagnera par le renversement.


Il n'y a qu'un seul renversement qui fera mouche : l'inversion accusatoire.


Trois fois la même erreur de type de renversement… et le feu fera le reste.


Note de l'auteur :

L'inversion accusatoire est une méthode très fine et tout aussi perfide. Elle est souvent utilisée par les coupables, les manipulateurs, les pervers, mais n'en reste pas moins un outil rhétorique qu'il est utile de savoir reconnaître, voire utiliser à bon escient... Il vous sera proposé 4 autres types de méthode, qui, ici, seront vaines...
La perfection ? Aller jusqu'au bout de l'Histoire.


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